lundi 22 mars 2010

L'Alsace. Fière petite région où j'ai été adopté, et que je regrette profondément dans mon exil parisien. J'avais aimé Stockholm, Rome, Bonn, Bâle, Oslo. Paris sent trop l'intellectuel des postures obligées pour m'y sentir bien. L'Alsace résiste toujours et encore à l'envahisseur, avec nos cours de religions, notre droit local, nos curés, pasteurs et rabbins salariés, nos commerces qui ferment à 19h et n'ouvrent pas le dimanche, nos fêtes religieuses comme la Saint-Nicolas où l'on se rappelle que l'enfance mérite que l'on donne notre temps. Fière petite région où Sarkozy comme ailleurs ne fait plus illusion. Au moins notre droite n'est-elle pas aux ordres de Paris, Adrien Zeller de son vivant ayant toujours su éloigner les parachutages et diktats d'outre-Vosges.

samedi 20 mars 2010

Extrait d'une conversation entre Colbert et Mazarin sous LOUIS XIV:

Colbert : Pour trouver de l' argent il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.

J'aimerais que Monsieur le Surintendant m'explique comment on s'y prend

pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu'au cou?

Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu'on est couvert de dettes, on va en prison.

Mais l'Etat lui, c'est différent. On ne peut pas jeter l'Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette !

Tous les Etats font ça.

Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l'argent.

Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Mazarin : On en crée d'autres.

Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu'ils ne le sont déjà.

Mazarin : Oui, c'est impossible.

Colbert : Alors, les riches ?

Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus

Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.( aujourd´hui il peut fuir à l´étranger....)

Colbert : Alors, comment fait-on ?

Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre

sous le derrière d'un malade) ! il y a quantité de gens qui sont entre

les deux, ni pauvres, ni riches. Des Français qui travaillent, rêvant d'être riches et redoutant d'être pauvres !

C'est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends,

plus ils travaillent pour compenser c'est un réservoir inépuisable.

Extrait du « Diable Rouge "